""L'amour est la seule perte de liberté qui nous donne de la force", cette phrase que je tiens de qui m'est le plus cher au monde, résume tout ce que je sais de l'amour. Si l'amour exige le sacrifice de tout ce qui fait la dignité de la vie, je nie que ce soit l'amour.
Je ne puis absolument pas me passer de la présence de qui j'aime. Il est possible que ce soit une infirmité."
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Je ne puis absolument pas me passer de la présence de qui j'aime. Il est possible que ce soit une infirmité."
"Quand l'idée de l'amour, de cet amour, précisément de cet amour, se leva-t-elle en mon esprit, c'est à quoi je ne puis à la fois, et je puis bien répondre. Tout me séparait de celle que j'entrepris d'abord de fuir, et fuir en moi-même surtout. Il y a dans mon emportement avec les femmes une certaine hauteur, qui tient à plusieurs regrets que j'ai, à ce que j'ai longtemps cru qu'une femme, au mieux pouvait me haïr, à ce sentiment horrible de l'échec qui me porte toujours aux confins d'une ombre mortelle. Cette femme-ci, je me suis défendu de l'aimer, j'ai détourné d'elle avec une sorte de terreur qui avoue, les regrets mêmes du souvenir. Divers sentiments que j'avais me dictaient aussi ma conduite. Sans doute alors devinai-je pourtant sans fixer les traits d'un fantôme, une modification de mon coeur, le filigrane étrange de l'amour commençant déjà d'y paraître. Je crus à une disposition générale de mon humeur, et c'est dans ce désordre réel que je rencontrai une autre femme. Que je le lui avoue aujourd'hui, que tout ceci s'endort, et qu'elle me pardonne. Je l'ai aimée à ma façon de ce temps-là, comme il m'était possible, et sans savoir que son image à une autre était pourtant mêlée, je l'ai bien aimée sans mentir, d'un amour qui ne s'est effacé que devant l'amour même, et elle sait très bien qu'elle m'a rendu malheureux. Aux obstacles qu'elle m'opposait, pourtant plusieurs fois défaillante, je n'ai point usé cet amour, et sans doute qu'il y puisait sa vie. Mais entendez-moi, chère amie, j'ai retrouvé en moi ce que j'avais nié. Vous étiez ma seule défense et déjà vous vous éloigniez. Alors j'ai été malheureux pour l'autre, sans croire qu'elle en saurait rien. Je vivais sans aucun effort pour me rapprocher d'elle. J'ai dit que d'autres sentiments, alors, m'en écartaient. Puis je tremblais d'éprouver ma faiblesse. Je craignais que le jour ne me devînt intolérable, si elle m'humiliait une fois. Elle fit cette chose extraordinaire, de m'appeler à elle: et moi je vins. Soirée du trouble, soirée éclipse: alors devant le feu qui jetait sur nous deux ses grandes lueurs, j'accédai, voyant ses yeux, ses yeux immenses et tranquilles, j'accédai à l'idée de cet amour conçu et nié, qui s'imposait soudain à moi dans l'évidence, à la portée de ma main qui se croyait démente. Je ne me hâtai point. Cela dura des heures et des heures, sur le versant insensible de l'aveu. Il n'y eut point de rupture entre l'indifférence et l'amour. Une porte enfin cède, et c'est ainsi qu'apparaît le merveilleux paysage."
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"Dans la nuit l'amour
Au soleil l'Amour
L'amour l'amour sous la pluie
Au grand vent l'amour
L'amour l'amour dans la grêle
L'amour l'amour dans la neige
Ah tes yeux aveuglés de foutre
Le foutre est tombé
TOUT PETIT DEVANT TOI
LE FOUTRE OU LES LARMES
DEVANT TOI TOUT PETIT
LE FOUTRE A DES CHARMES
QUE LES LARMES N'ONT PAS".
Au soleil l'Amour
L'amour l'amour sous la pluie
Au grand vent l'amour
L'amour l'amour dans la grêle
L'amour l'amour dans la neige
Ah tes yeux aveuglés de foutre
Le foutre est tombé
TOUT PETIT DEVANT TOI
LE FOUTRE OU LES LARMES
DEVANT TOI TOUT PETIT
LE FOUTRE A DES CHARMES
QUE LES LARMES N'ONT PAS".